A
propos de l'entrée de Thalès dans le capital de DCN
Faute d'ouvrir de réelles perspectives industrielles (sans politique
commune de Défense, la consolidation européenne de l'industrie navale
militaire reste en grande partie illusoire), le partenariat stratégique
(sic) passé entre DCN et Thales apparaît surtout comme une nouvelle
manifestation du parti pris idéologique de la Droite de privatiser
tous les secteurs rentables de l'économie.
L'introduction d'intérêts privés dans le secteur de la Défense
est une dérive dangereuse que nous avons toujours condamnée et l'histoire
récente de l'Amérique, le rôle crucial tenu par Lockheed Martin
et l'ensemble du lobby militaro industriel dans le déclenchement
de la dernière guerre d'Irak n'a fait que nous conforter dans cette
condamnation. Premiers instruments de la souveraineté nationale,
les armes, les matériels de guerre en général, ne sont pas des marchandises
ordinaires. Leur production et leur commerce doivent rester sous
le contrôle strict de la puissance publique.
Présentée comme une première étape vers une privatisation complète
du groupe, l'ouverture du capital de DCN à la finance internationale
(près de la moitié du capital de Thales est détenu par des fonds
de placement anglo-saxons) est une entorse grave à ce principe que
nous entendons fermement dénoncer.
Parce que la guerre et la paix ne peuvent se jouer à la corbeille,
nous ne pouvons accepter que demain DCN entre dans le CAC 40.