L'Autre Gauche

Brest Nouvelle Citoyenneté

 

 

 

6 JUIN 2008

Mr Jean Yves LE DRIAN,

Président du conseil Régional de Bretagne,

Comme vous le savez Monsieur le Président, nous partageons avec nos régions limitrophes un potentiel industriel naval qui n’a pas d’équivalent en Europe. De Cherbourg à Saint-Nazaire et Indret, en passant par Brest, Concarneau et Lorient, entre chantiers de construction et de réparation, leurs fournisseurs et sous-traitants, les producteurs de systèmes navals, les services d’expertise et de simulation, les structures de formation et de recherche, c’est toute la filière qui est ici représentée.

Cette filière qui génère de 25 à 30 000 emplois régionaux, donne aujourd’hui des signes inquiétants de fragilité.

C’est d’abord bien évidemment la crainte que le coréen STX, le nouveau premier actionnaire  des chantiers de Saint-Nazaire, n’en pille le savoir faire et les technologies avant de les abandonner exsangues, sans capacité de reprendre leur place dans la compétition internationale.

C’est aussi le risque de délocalisation de l’activité des chantiers de Concarneau suite à la prise de contrôle du groupe familial Piriou par un holding financier dont les intérêts sont en Asie et dans l’Océan Indien.

C’est enfin la décision prise par DCNS de fermer cet été les Bâtiments en Fer à l’Arsenal de Brest, qui marque un coup d’arrêt à l’activité de construction locale, et, de façon encore plus préoccupante, grève les capacités de notre pays à garder la maîtrise de l’ensemble du processus de fabrication de ses navires militaires de premier rang.

Alors qu’à l’heure de la mondialisation et du développement rapide du transport maritime la maîtrise par l’Europe de sa filière navale devient un enjeu stratégique, le positionnement de notre Région à l’entrée d’une des voies maritimes les plus fréquentées du Monde et la richesse de son tissu industriel naval devraient la désigner comme pôle majeur européen de construction et de réparation, c’est tout le contraire qui se dessine.

Nous ne pouvons sans réagir laisser se dérouler ce scénario du déclin. Or, seuls ou presque jusqu’à présent, les travailleurs et les syndicats des sites menacés se sont mobilisés. Ils  ont alerté l’opinion, interpellé les pouvoirs publics et proposé des solutions. Un tel isolement dans l’action ne peut se prolonger. Il est urgent que toutes les forces régionales s’emparent du dossier de la Navale, non pour obtenir des demi-mesures, partielles et provisoires, mais pour qu’enfin l’on dote cette industrie du  plan stratégique ambitieux de développement qui lui fait cruellement défaut. Il en va de l’indépendance économique de notre Pays et de l’Europe, il en va aussi du devenir de nos régions maritimes.

Compte tenu des liens industriels tissés au fil des ans entre les différents sites et opérateurs  de la façade Manche - Atlantique, il ne peut y avoir de solution(s) locale(s) ou entreprise par entreprise au problème de la Navale. Ce qu’il faut établir, c’est un plan d’ensemble qui s’appuie sur le réseau d’interdépendances entre établissements et sites de production, un plan qui prenne en compte les perspectives nouvelles d’activité (déconstruction des navires amiantés, relance de l’Offshore…) et favorise les alliances industrielles et les prises de participation financière susceptibles de consolider l’ancrage territorial des entreprises du secteur.

Notre pays, c’est bien connu, n’a pas le pied marin. N’attendons donc pas de l’Etat qu’il arrête un tel plan, si nous, élus des régions maritimes, nous ne nous mobilisons pas pour l’obtenir. Elus du Grand Ouest, nous avons une responsabilité historique vis-à-vis des territoires et des populations du littoral qui se sont structurés autour de cette industrie et l’ont hissée au premier rang en Europe. C’est à nous qu’il revient, en étroite relation avec les acteurs socio économiques du secteur, d’ouvrir cet important chantier.

C’est la raison qui me conduit, Monsieur le Président, à vous solliciter pour provoquer la réunion d’une conférence interrégionale de tous les acteurs afin qu’ensemble – socioprofessionnels de la Navale, collectivités locales des sites concernés  et élus de nos trois régions – nous construisions ce projet d’avenir pour notre filière industrielle navale.

La Navale est encore à flot, agissons vite avant qu’elle ne coule !

Patrick Appéré

Porte parole du Mouvement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2006

  • Retrait du Contrat Première Embauche

    Le Mouvement et les élus de l’Autre Gauche - Brest Nouvelle Citoyenneté se félicitent du retrait du CPE et du succès qu’ont rencontré les syndicats des lycéens, étudiants et salariés de toutes générations.

    Réunis, nous avons réussi et nous devons continuer tous ensemble pour trouver des solutions et faire des propositions pour régler les problèmes de la précarité, de l’emploi des jeunes et de toutes les catégories de salariés.


    Manifestation pour le retrait du CPE Mardi 28 Mars 2006

    Non, la précarité n’est pas inéluctable. Ensemble refusons l’insécurité sociale généralisée dont rêve le MEDEF. Soyons plus nombreux encore que  le 18 mars à manifester mardi prochain pour exiger le retrait  du CPE, et avec lui du CNE et de tous les contrats de confinement dans la précarité (CDD à répétition, interim, temps partiel contraint…).

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    Pour le maintien d'une télévision régionale

    La nouvelle direction de France Télévision a tranché en faveur d’une centralisation nationale de l’information en retirant de sa grille de programme les 12/14 régionaux, dont l’édition Ouest, considérant que ces derniers concurrençaient le 13 heures de France 2, vitrine infos de cette chaîne.

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    Dissuasion nucléaire

    En engageant la France sur la voie du renforcement de son arsenal nucléaire, arsenal plus flexible, adaptable à différents niveaux de menace, Jacques Chirac, sous prétexte de mieux assurer notre sécurité, reprend à son compte le rôle du pompier pyromane. La menace que cette nouvelle version de notre politique de dissuasion fait désormais potentiellement peser sur les puissances régionales ne peut que les encourager à se doter de l'arme nucléaire, ou si cela est déjà fait, à en multiplier les capacités.

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    A propos de l'entrée de Thalès dans le capital de DCN

    Faute d'ouvrir de réelles perspectives industrielles (sans politique commune de Défense, la consolidation européenne de l'industrie navale militaire reste en grande partie illusoire), le partenariat stratégique (sic) passé entre DCN et Thales apparaît surtout comme une nouvelle manifestation du parti pris idéologique de la Droite de privatiser tous les secteurs rentables de l'économie.

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