Compte rendu commun de
la rencontre entre le Parti de gauche et les Alternatifs le 26 juin
Des délégations de
l'exécutif des Alternatifs et du Parti de Gauche se sont rencontrées
vendredi 26 juin au siège des premiers.
La rencontre a permis
un échange sur la situation sociale et politique après les
Européennes, les deux organisations ayant une approche comparable
des résultats et de leurs significations et en conséquence du
renforcement prévisible de l’offensive de la droite dans les
semaines à venir. Cette analyse ne fait que renforcer ce que
réclamaient déjà ensemble, les deux mouvements lors de leur première
rencontre en décembre 2008 : la nécessité d’un « front unitaire de
toutes les forces politiques de la gauche de transformation sociale
et écologique », dans les luttes et dans les urnes.
Dans ce cadre, les
deux partis constatant de fortes convergences stratégiques notamment
pour les élections régionales à venir, la discussion a pu rentrer
dans les détails. Le PG et les Alternatifs abordent ces élections,
comme celles qui suivront, avec une approche majoritaire : il est
question de modifier le rapport de force à gauche seul moyen à terme
de rassembler une majorité sur un programme de transformation qui
sera du coup en situation de battre la droite. En conséquences,
elles se prononcent au premier tour des régionales pour un accord
national sur des listes autonomes de l’ensemble des forces de la
gauche de transformation et de l’écologie radicale. Ces listes
seraient porteuses de mesures en rupture avec la logique capitaliste
et le productivisme pour les régions, donc
autonomes du PS. Leur ambition
affichée est d’être en tête des listes de gauche au soir du premier
tour dans le maximum de région et du coup en situation d’appliquer
leur programme. Seule l’unité la plus large peut le permettre et les
deux mouvements s’accordent pour le favoriser d’ici là.
Au second tour, le
Parti de Gauche et les Alternatifs entendent empêcher que des
régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se
prononcent d’ores et déjà pour des fusions techniques – les
Alternatifs parlent de « fusions démocratiques » - des listes de
gauche à l’exception de tout accord avec le Modem.
Les Alternatifs
rappellent, par contre, que la question des accords politiques de
gestion dans
> les régions fait débat et que ces éventuels accords devraient
reposer à la fois sur un rapport de forces et sur des contenus qui
ne peuvent se limiter au refus (acté par tous) d'alliance avec le
MODEM. En outre, ils notent que l’approche critique des exécutifs
des conseils régionaux de gauche peut varier selon les régions, la
politique n’ayant pas été la même dans les 20 régions concernées.
Les Alternatifs ont
dit leur accord pour engager des discussions avec les forces réunies
dans le Front de Gauche si cela permettait d’accélérer le processus
mais que l’intégration au Front de Gauche pour les Régionales ne
pouvait être un préalable à ces discussions.
Enfin la délégation du
Parti de Gauche a rappelé que sa proposition de construire ensemble
le Parti de Gauche, voulu comme un parti creuset, à travers son
congrès de fondation fin 2009 pouvait aussi concerner les
Alternatifs. Malgré des convergences substantielles,
les Alternatifs ne l’envisagent pas mais affirment qu’ils répondront
positivement à toute proposition de débats et discussions publiques
sur les contenus à l’instar du forum sur la planification écologique
organisé par le Parti de Gauche fin 2008.
En conclusion les deux
mouvements ont rappelé leur invitation respective à leur rendez-vous
de l’été : l’université d’été des Alternatifs où Marc Dolez
représentera le PG le 4 juillet, le « Remue-Méninge » du Parti de
Gauche le dernier week-end d’août.